C'EST Et S'EST - Je Révise, Soutien Scolaire

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Trouver des astuces pour résoudre les difficultés de la grammaire

Trouver des astuces pour résoudre les difficultés de la grammaire

Bonjour, ami(e)s auteurs ! Me revoici parmi vous avec un petit billet de la série « Pour ne pas se tromper ». Cette fois, comme je vous l’avais promis, il portera sur l’accord du participe passé devant un infinitif.

En guise d’introduction, je vous propose un petit texte à vocation mnémotechnique : « Après s'être vue échouer, elle s'est vu critiquer. Elle s'est sentie rougir mais ne s’est pas fait manipuler, ni laissé influencer. »Aaargh, ça commence mal, s’exclameront certains d’entre vous. Au nom de quelle règle tordue doit-on écrire « vue échouer », mais « vu critiquer » ? Ne vous sauvez pas déjà ! Je vous rassure, c'est très facile.

1) Le participe passé S’ACCORDE lorsque le sujet de la phrase accomplit l’action du verbe à l’infinif.

Inutile de courir chercher une poche de glace pour votre pauvre crâne, car en vérité, c’est d’une simplicité lumineuse :« Après s’être vue échouer » : c’est la personne qui échoue/échouera, elle est donc le sujet de ce verbe → « vue » s’accorde avec le sujet, féminin singulier.D’autres exemples ? Oui-da ! En voici à foison, messeigneurs et gentes dames :« Cette blague-là, je l'ai sentie venir. » (c’est la blague qui arrive)« La comédie que j’ai vue se dérouler » (c’est la comédie qui s'est déroulée)« Les mères s’étaient parfois entendues mentir à leurs enfants. » (ce sont les mères qui ont menti)

Bien entendu, cette règle s'applique même si la personne/l'animal/la chose qui accomplit l'action du verbe à l'infinitif est représenté(e) par un pronom :« Julie est là. Je l'ai entendue arriver. »

Une petite martingale pour savoir si le sujet accomplit bel et bien l’action ?

ASTUCE n° 1 : Chaque fois que vous pourriez intercaler « en train de » avant le verbe à l’infinitif, accordez d’office.

« Ma sœur s’était imaginée (en train de) réussir. »

2) Le participe passé NE S’ACCORDE PAS lorsque le sujet de la phrase n’accomplit pas l’action du verbe à l’infinif.

« Ce jour-là, elle s'est vu critiquer et ne l'a pas supporté » : ce n’est pas la personne qui s’autocritique, elle n’est donc pas le sujet de ce verbe → « laissé » ne s’accorde pas.N’est-ce pas limpide ? Autres exemples :« La comédie que j’ai vu jouer » (ce sont les acteurs qui la jouent)« Les professeurs s’étaient parfois entendu mentir. » (Ce ne sont pas eux qui mentent)

D’autres trucs utiles à glisser dans votre boîte à outils ? Mais comment donc ! Servez-vous :

ASTUCE n° 2 : Chaque fois que vous pourriez ajouter « par (quelqu’un/quelque chose) » après le verbe à l’infinif, ne vous posez aucune question : n’accordez pas, un point c’est tout.

« La mélodie que j’ai entendu chanter. » (sous-entendu : « par les choristes, un passant, etc »)

Pour finir, les prétendues exceptions qui tuent. On vous dira : Le participe passé du verbe faire (ou se faire) devant un infinitif ne s’accorde jamais.Mais ça tombe sous le sens, puisque « se faire (donner, remarquer, avoir, tromper, avoir, etc) » implique que c’est forcément quelqu’un d’autre qui accomplit l’action du verbe à l’infinitif. Il ne s'agit donc pas d'une règle d'exception. « Vous n’aurez plus à redouter de vous être fait critiquer. »

On vous dira aussi : Les participes passés : laissé, permis, pensé, espéré, voulu, cru, pu, su, dû, dit, affirmé, confirmé, eux non plus, ne s’accordent jamais.Eh oui, l'abominable « Je me suis permise de dire » est ultra-fautif ! (Tiens, là encore je soulage ma vessie – que voulez-vous, à mon grand âge, on devient incontinent… ;-) – sur la réforme de l'orthographe, qui veut supprimer le trait d'union après « ultra » ; suppression parfois heureuse, mais parfois malvenue. )

Exemples avec ces fameux verbes :« Ils se sont laissé grossir. »« La catastrophe s'est confirmé découler de leur imprudence. »En l'occurrence, c'est bien le sujet qui fait l'action. Serions-nous en présence d'une authentique règle d'exception bien vénéneuse, du genre que sécrète traîtreusement notre langue bien-aimée ? (Comme toute maîtresse qui doit se mériter, elle n'aime pas nous laisser mollir, c'est indéniable…)Eh bien pas cette fois-ci, mesdames et messieurs. Car vous remarquerez que l'on ne peut pas appliquer à ces exemples l'astuce n° 1 : intercaler « en train de… ».

La seconde règle d'exception est donc également inutile, et je ne l'ai mentionnée que parce qu'elle figure sur quelques sites patentés – où « confirmé » était omis, soit dit en passant, ainsi peut-être que d'autres exceptions. Mais ce n'est pas grave, puisque nous disposons de l'outil adéquat pour savoir s'il faut accorder ou non.Bref, il n'est pas nécessaire d'apprendre par cœur cette liste d'exceptions pour éviter de vous tromper.

Mon conseil : Ne vous occupez pas des exceptions, de l'auxiliaire être ou avoir, du COD, des verbes réfléchis, ni de toutes les finasseries dont abusent les sites compétents pour vous expliquer les règles – sites qui militent sans le savoir pour la réforme susdite, tant leurs formules alambiquées feraient tourner en bourrique le plus aguerri des académiciens.

Dégainez directement l'astuce n° 1 : « en train de… ». Si ça colle, accordez le partipe passé ; dans le cas contraire, ne l'accordez pas.Avec ce petit outil dans votre poche, vous êtes sûr(e)s de trouver la lumière dès l'entrée du tunnel.

Remarque : On peut néanmoins, si on le souhaite, prendre en compte UNE exception qui n'en est pas vraiment une. Avant la réforme de l'orthographe, il y avait des cas où l'accord après « laissé » était justifié : « Elles se sont laissées grossir/maigrir, etc », « Elle s'est laissée croire/imaginer que… », « Ils se sont laissés aller/dépérir, etc »…Dans ces cas-là, en effet, le sujet accomplit bel et bien l'action du verbe à l'infinitif. Pourtant, l'astuce « en train de… » ne fonctionne pas : on ne se laisse pas « en train de grossir ».

En revanche, vous pouvez utiliser cette

ASTUCE n° 3 : Si vous avez un doute sur l'accord avec « laissé », remplacez-le par « autorisé(e/s) à… » : « Elles se sont autorisées à grossir, à croire, à dépérir… ». Si la phrase est cohérente, c'est que vous êtes en droit d'accorder selon l'ancienne manière.

Vous avez donc le choix : soit vous simplifier la vie en appliquant la réforme (facultive, je le répète) qui recommande de ne plus jamais accorder « laissé » ; soit employer « autorisé à » pour voir si ça sonne juste, et dans ce cas, faire comme moi : uriner joyeusement sur ladite réforme, qui a le tort de faire table rase de jolies nuances de notre langue. 

Vous voyez, ça avait l’air compliqué, mais en fin de compte : même pas mal ! Moralité : comme bien souvent, les réformateurs sont partis du principe que nous serions trop ballots pour nous en sortir, et ont simplifié quelques cas sans véritable nécessité. CQFD (« Ce Qu'il Fallait Démontrer » – traduction pour les non-matheux, lesquels sont légion parmi les auteurs).

À l’avenir, mes ami(e)s, vous pourrez vous offrir le luxe d’accorder à bon escient…Bonnes corrections à toutes et à tous, et à la semaine prochaine pour le prochain billet sur la réécriture !

Elen Brig Koridwen

C'est ou s'est : Comment bien écrire ? Règle et exercice

J'espère que ces explications pour différencier « c'est » et « s'est » vous seront utiles. N'hésitez pas à lire nos autres articles pour améliorer votre orthographe comme par exemple la différence entre « soûl » et « saoul ».. Pour soutenir notre travail, vous pouvez aussi partager cet article et laisser un commentaire.[/has_googlemeta5][has_googlemeta6]. Dans ce cours de français, nous allons apprendre à ne plus confondre C'EST et S'EST . Ces mots se prononcent (presque) de la même manière. En revanche, ils ne s'écrivent pas avec la même orthographe. On dit que ce sont des homonymes. Quand faut-il écrire C'EST avec un "c" ? « C'est » est la contraction de « cela est ». . - « c'est » remplace « cela est, ceci est ».Il s'utilise lorsqu'on annonce ou présente quelque chose. Exemple : C'est bien dommage. (Cela est bien dommage.) - « s'est » correspond à l'union de « se »avec le verbe « être » et sera toujours suivi d'un « participe passé ». Il peut être remplacé par « Je me suis ».

C'est / s'est / ces / ses - Cours et exercices de

Une lettre et ça change tout : c'est n'a pas grand-chose à voir avec s'est.Et pourtant on fait souvent l'erreur alors que la règle de grammaire est simple. Mais il suffit de revoir la règle de grammaire et bien comprendre à quoi ces termes font référence pour ne plus se tromper.. Il s'est rasé, il s'est lavé et il s'est habillé. ︎ « s'est » est toujours suivi d'un participe passé. C'est une partie de la conjugaison d'un verbe pronominal. Appliquons une stratégie de substitution. Remplaçons « il s'est » par « je me suis » cela donne : Je me suis dépêché ce matin.. La confusion est souvent grande entre ces homophones, très souvent utilisés. La différence n'est pourtant pas compliquée à faire avec un peu de logique.C'est : Cette expression est formée de c' un pronom démonstratif et du verbe être à la troisième personne du singulier est.S'est : Cette expressi... . De très nombreux exemples de phrases traduites contenant "c'est réglé" - Dictionnaire anglais-français et moteur de recherche de traductions anglaises.

LA REGLE DE S EST ET C EST - Cours et exercices de

Tout sur C'est et S'est [Test] Tout sur C'est et S'est. Bonjour,. Règle de s'est/c'est. S'est est toujours suivi d'un participe passé; il fait partie de la conjugaison d'un verbe pronominal.. Les homophones c'est, s'est, ces, ses, sait et sais se distinguent grâce aux manipulations syntaxiques d'addition et de remplacement. Voici des trucs pour t'aider.. C'est un vélo. C'est lui! C'est joli! ces => déterminant démonstratif est suivi d'un nom au pluriel. ses => déterminant possessif S'emploie devant un nom au pluriel (rappel : en français le possessif varie en fonction du nom qu'il détermine, pas du possesseur!) Se place après un nom ou un pronom sujet